LADIES OPEN

21 Oct 2020

À ANGERS, LES DEMOISELLES À L’HONNEUR

Temps de lecture estimé : 6 minutes

Le squash féminin était sur le devant de la scène le weekend dernier au Angers PlayGround, à l’occasion du Ladies Open.

Cette deuxième édition était marquée par la présence de deux joueuses du top 10 français, et c’est la jeune Élise Romba (23 ans) qui a tiré son épingle du jeu.

Ne vous-y trompez pas : s’il y avait moins de participantes cette année (32, contre 38 en 2019), c’est uniquement en raison des restrictions sanitaires actuellement en vigueur. « Sinon, on aurait visé 50, » indique Nicolas Barbeau, organisateur de l’évènement. En revanche, le niveau était plus relevé, avec la présence de cinq joueuses du top 15 national. Comme prévu, les deux gauchères Anna Serme (n°5) et Elise Romba (n°9) se sont retrouvées en finale. « Elles s’étaient rencontrées il y a deux semaines au Havre et ça s’était joué en 5 jeux, on pouvait donc espérer avoir un beau match et on n’a pas été déçus, » témoigne Nicolas. Après avoir été rejointe deux fois au score, Élise a pris le dessus dans le cinquième jeu, confirmant ainsi sa perf réalisée en Normandie. La joueuse de l’US Créteil Squash, qui avait subi une grave blessure au genou en 2018, remporte ainsi son premier tournoi depuis plus d’un an. Comme prévu, le match pour la troisième place a opposé Léa Barbeau (lauréate de la première édition) et Taba Taghavi, partenaires d’entraînement au Mulhouse Squash Club. Et comme le weekend précédent à l’open national du Squash du Rêve – officiel, c’est Taba qui s’est imposée sur le fil (11-9 au cinquième jeu) après avoir été menée deux fois au score. « Il y a également eu de jolis matches dans le plateau 5-8, » confie Nicolas, « et il faut souligner que Noellie Boden a bien tenu son rang face à des joueuses plus jeunes, » Ce fût notamment le cas contre Rose Lucas Marcuzzo, dans un choc des générations entre la double championne de France +35 ans en titre, et celle qui a été sacrée en -11 et -13 ans.

Du côté des joueuses locales, il faut souligner le beau parcours de Clémence Fréon, nouvelle venue au club et qui s’est notamment offert une belle perf face à Véronique Leray du Rezé Squash Asso 44. « Auparavant, elle a joué à Royan, et à Dijon, » précise Nicolas. « Je crois qu’elle était très contente de son tournoi, aussi bien sur le court qu’en dehors. Je tiens également à saluer le groupe de joueuses du Squash Cognac la belle allée, qui ont mis une belle ambiance ! C’est un club très dynamique, notamment grâce à son responsable Nordine Ramdaoui qui abat un énorme travail. » Avec ce Ladies Open, dont la Ligue de Squash des Pays de la Loire Officiel était le principal partenaire, Nicolas Barbeau et l’association Squash Angers Playground continuent leur travail de promotion du squash féminin. « On a la chance d’avoir sept courts, on en avait donc laissé trois à disposition des clients loisir. Ils ont pu ainsi assister à des matches de haut niveau, et on sait ça peut être un levier pour attirer davantage de joueuses vers la compétition. La semaine précédente, nous avions également organisé une soirée ouverte à toutes les adhérentes, qui avait rassemblé 16 joueuses. On fait le maximum pour développer le squash féminin, même si ce n’est pas facile (tout simplement parce que le vivier est moins fourni par rapport aux hommes). Quoiqu’il en soit, ce Ladies Open est une belle vitrine. »

Dans quelques mois, ce sera au tour des garçons avec la tenue du Gentlemen Open (9-10 janvier, également doté de 1000 euros), avant un tournoi du circuit international en mai. « Nous organiserons également plusieurs Squash Nights, nos tournois d’un soir, » précise Nicolas Barbeau. « L’activité a bien repris chez nous, que ce soit pour les compétiteurs ou les joueurs loisirs, et j’ai envie de dire que seule une nouvelle fermeture pourrait casser cette dynamique. J’ai d’ailleurs une pensée pour toutes les structures qui ne peuvent pas ouvrir en ce moment, alors que cette période de la saison est cruciale pour les clubs de sport. »

L’année dernière, Élise Romba (malade) avait dû déclarer forfait au dernier moment. Cette fois, elle a été à l’heure au rendez-vous, en s’adjugeant le deuxième Ladies Open aux dépens d’Anna Serme.

Entretien express avec la joueuse du pôle France de Créteil.

Comme il y a deux semaines en demi-finale de l’open national normand, Élise a battu Anna Serme en cinq jeux « Ça a été une belle finale. C’est vrai que le scénario a été le même qu’au Havre, j’ai mené deux fois et elle est revenue au score. La différence, c’est que le cinquième jeu a été plus nettement à mon avantage, notamment car j’ai bien appliqué le plan de jeu mis en place avec mon entraîneur (NDLR : Philippe Signoret). Je savais que je devais lui mettre la pression au fond du court, puis saisir les opportunités d’attaquer en coupant les trajectoires, et ça s’est plutôt bien passé. » Le travail récompensé « Oui, c’est un match référence pour moi, non seulement parce qu’Anna est nettement mieux classée dans la hiérarchie mondiale (66ème, contre 174ème pour Élise), mais aussi parce que je confirme ma victoire d’il y a deux semaines. C’est la récompense de tout le travail accompli récemment : comme je le disais, avec Philippe on met l’accent sur la solidité au fond du court. C’est vrai que j’ai disputé beaucoup de tournois ces derniers temps (NDLR : cinq lors des huit dernières semaines), mais c’était justement pour mettre tout ça en pratique en situation de match. Et j’ai bien fait, car il n’y a pas grand chose au calendrier dans les semaines à venir …

Une période compliquée « Je comptais faire l’open national de Bordeaux à la fin du mois, mais il a été reporté en raison de la situation actuelle. D’autre part, mon classement PSA ne me permet pas d’intégrer les tableaux des gros tournois (NDLR : avant sa grave blessure au genou en 2018, elle était sur une pente ascendante et aux portes du top 100). C’est vrai que c’est une période difficile, mais c’est la même chose pour tout le monde. On est un peu obligés de se fixer des objectifs soi-même : j’essaie de voir les choses de façon positive, et de me dire que je vais en profiter pour bosser dur pendant un mois à l’entraînement. »

 

Article de Jérôme Elhaïk

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